mercredi 23 mai 2018

"Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours" Christian Bobin


















3 commentaires:

  1. Très belle critique de livres (autant dans les dessins que les textes). J'espère en lire d'autres :) Et j'espère aussi que les auteurs resteront aussi nombreux et variés.
    J'apprécie beaucoup te rendre visite ici, merci pour ces articles !

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  2. Bonjour Muriel,

    C'est la première fois que j'écris un commentaire même si cela fait un (long) moment que je guette chaque nouveau post de ton blog. Je n'ai pas grand chose à contester car je suis d'accord avec tes propos, j'aurais simplement une question/réflexion que j'aimerais te poser et que j'ai également eue en lisant ton dernier livre "chroniques d'une citoyenne engagée", que faire ? Je t'avoue que j'ai plutôt tendance à vouloir me suicider (et/ou tuer tous les humains) quand je vois à quel point nous sommes dans cette situation catastrophique, que d'essayer de me mobiliser et d'éveiller les consciences, construire des projets. J'ai un peu l'impression que c'est trop tard, que nous sommes déjà allés beaucoup trop loin et qu'il n'y a pas de retour possible. Comment ne pas être pessimiste et découragé.e quand on voit si peu de considérations politiques ? Bien sûr il y a quelques initiatives individuelles, locales (le zéro déchet par exemple) et que j'ai la citation de Pierre Rabhi en tête (faire sa part de colibri) mais vraiment je suis désemparée.Bref, tout ça pour te demander si tu étais passée par là, comment réussir à agir malgré tout, à avoir un peu d'espoir ?

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    1. Bonjour et merci pour ce message.

      Je suis comme toi, désemparée et triste devant l'étendue des dégâts et probablement encore plus désemparée et triste quand je vois le peu de réaction de mes contemporains. On dirait que, collectivement, nous attendons le déluge, tout en gardant dans un coin de la tête l'idée que "Ça passera toujours alors pourquoi faire autrement ?".
      J'ai vraiment la sensation que les choses s'accélèrent de façon dramatique, que nous ne sommes absolument pas à la hauteur des enjeux et de fait, je ne considère pas l'avenir comme une suite rassurante de ce que nous vivons aujourd'hui, bien au contraire.

      Mais que faire avec cette conscience ? Comment la supporter ? Je n'ai malheureusement pas de réponses évidentes à te donner, je pense que tous ceux qui sont éveillés se préparent et gèrent "à leur façon". Ne plus manger de viande depuis presque 20 ans est l'une des réponses que j'ai trouvées, me former à la Permaculture et créer mon potager en est une autre et s'il est évident que les solutions locales ne suffisent pas, elles font quand même du bien moralement et c'est déjà très important ;)

      Après, je pense que collectivement, il faudrait que nous soyons tous dans la rue pour défendre notre planète, que nous élisions des gens qui ont vraiment envie de mettre l'écologie au centre de la politique mais là, j'ai peu d'espoir tant je vois combien ce sujet a du mal à motiver les foules (en tout cas pas autant que les sujets qui concernent directement la société humaine: le travail, les discriminations, etc). Cependant la masse des gens "conscients" et dans la volonté d'agir prend de l'ampleur et c'est là qu'il te faut trouver ton réconfort (associations, jardins partagés, permaculture, etc.).
      Bien à toi,

      Muriel

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