samedi 7 janvier 2017

Lettre à l'éditeur qui pensait que ça passerait... comme une lettre à La Poste



















29 commentaires:

  1. J'ai perdu le fil à "tu as payé 2% seulement de droits d'auteur que tu as simplement divisés par 4".

    2% divisés par 4, ça donne 0,5% et non les 0,24% dont il est question plus tôt. Manque-t-il (ou aurais-je manqué) un paramètre dans le texte ? La part du graphiste par exemple, comme ce dernier est cité ?

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    1. Bonjour Zélie,
      Bonne remarque en effet. C'est parce que l'éditeur divise les 2% en fonction de la quantité de dessins utilisés par illustrateur. Certains d'entre eux touchent 0,75%, d'autres 0,24%, etc. Il fait sa tambouille quoi ! L'important à savoir c'est qu'au final, il n'augmente pas son pourcentage de droits d'auteur, même s'il utilise le travail de plusieurs dessinateurs et qu'il ne fait que le diviser par leur nombre sans que ceux-ci aient eu l'information avant !

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    2. Juridiquement si tu veux négocier tes droits a ton avantage, c'est toi qui tiens le manche, de ce que je lis.
      Le monsieur a publié avant d'avoir un contrat de cession en bonne et due forme.

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  2. Superbe cette lettre d'amour à ton éditeur j’espère qu'il sera touché et qu'il te filera le contour de sa pizza qu'on mange pas pour te dépanné.

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  3. Je pensais que tout cela serait réglé avec la démocratisation d'internet. Plus besoin de label, d'éditeur jeux ou de maison d'édition. Uniquement des créatifs, des gens avec des compétences, leur publique et des plateformes de distribution. Mais il semble que ce soit toujours considéré comme un immense prestige d'être édité.

    En tout cas bon courage pour ta négociation. Les correcteurs ont aussi des problèmes à être payé convenablement et certains sont devant les tribunaux. Regardes du côté des #CorrecteursPrécaires. C'est peut être extrémiste ce que j'écris mais plus personne ne devrait travailler pour eux.

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  4. et donc tu es en position de force puisque sans ta signature il ne peut pas publier tes dessins.

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  5. Pourquoi ne pas donner le nom de l'éditeur ?

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  6. Un grand philosophe (Jay-Z je crois) a dit : on ne mérite que ce que l'on négocie.

    Sans excuser l'attitude déplorable (et illégale) d'utiliser un travail d'auteur sans contrat, on peut déjà éviter beaucoup de problèmes sans entamer de projet sans acompte et devis + CGV signés...
    C'est valable pour toutes les entreprises et n'a pas grand chose à voir avec les méchants ultra-libéraux, mais ça relève plutôt de l'incivilité pure, à mon avis.

    Bon courage pour la suite, soyez forte.

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  7. C'est honteux... Je pense qu'il serait utile de jeter cet éditeur aux oubliettes. Le jour où il n'aura plus d'illustrateurs à exploiter je pense qu'il sera bien obligé de revoir ses tarifs !

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  8. Bonjour Muriel,
    merci pour ce témoignage créatif et pertinent. Il est vrai que ce n'est pas toujours facile de répondre aux exigences de notre belle profession et à celles d'un client qui connait bien les ficelles. Néanmoins, avec un peu d'entrainement et de stratégie, il est possible de résister aux margoulins et de vivre de ce métier. Il existe des lois pour défendre les auteurs et il existe l'Alliance française des designers pour aider les auteurs à s'organiser. J'en suis le cofondateur. Nous sommes tous designers de toutes disciplines et bénévoles pour animer cet outil. Nous obtenons des résultats. Si tu as envie d'en savoir plus, voici le site www.afd.eu.com et mon 06 80 48 62 67.

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  9. (Hors jugement de créativités...en milieu de communications, éditions, informations...)
    En ce début de XXIème s. , vous êtes (et serez) tellement nombreux à "travailler" n'importe comment, ...coté professionnel..., qu'il ne me semble même plus étonnant, qu'il y ait tant d'arnaques, de non-déontologie et "d'oublis" des règles légales.

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  10. Bonjour! Merci pour votre message.Je suis débutant illustrateur et je vous comprends; pas évident du tout de s'armer pour appréhender ces éditeurs et ses problèmes... La meilleure solution est pour mon cas effectivement de se rapprocher d'associations de pros afin d'éviter les fâcheuses expériences avec certains requins...

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  11. Superbe article fort bien illustré ! :)
    Tiens moi mon éditeur m'a sorti "oui c'est un bon démarrage, très bon pour une petite structure comme la mienne. C'est même le meilleur depuis la création de ma boutique ! Attaquez la suite! [c'est un diptyque]. Par contre je n'ai pas les moyens de vous avancer les sous, donc je propose que le scénariste refuse ses droits d'auteurs au profit de toi, le dessinateur. Ou bien que vous commenciez à bosser et qu'on le publie quand les ventes du premiers auront été suffisantes (pratiquement l'épuisement du tirage)"
    Et du coup, pas moyen d'avoir des chiffres depuis 3 mois, pas de visibilité sur l'avenir, on peut juste bosser en espérant que les ventes soient un jour suffisantes pour toucher l'équivalent du seuil de pauvreté pour 50 heures/semaine sur un an... Voilà le rêve...
    "Ah oui, mais c'est un métier-passion, je suis pas responsable de ton choix de vie".
    Ben certes, j'aimerai me passer d'un toit et de bouffe ! :D

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    1. Ah oui alors lui il est ENORME !!! "c'est un métier-passion", qui a établi que ça voulait dire pas de rémunération ??? "je ne suis pas responsable de ton choix de vie" par contre il en profite bien pour t'essorer jusqu'à la lie, s'en mettre plein les fouilles et ne rien payer... Mais ces quoi ces malades ????

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  12. Bonjour Muriel, beau témoignage et malheureusement ce n'est pas un cas isolé.Étant moi même auto entrepreneur, j'ai eu un client qui a tout simplement refusé de payer la prestation car il savait le temps qu'allait prendre les démarches en justice et pensait que je n'allais pas les faires à cause des frais à engager... Nous ne sommes que de la chair à pâté pour ces gens et notre créativité est en dangé car nous passons plus de temps à espérer être payé dans les temps, qu'à réfléchir à nos projets. Encore félicitations pour ce beau résumé en images (ps : le dernier personnage a 6 doigts mais chuuut, il doit aussi y avoir quelques fautes dans mon commentaire...) ;)

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  13. Le plombier sexy, il ne serait pas chanteur / danseur dans un groupe américain ? :-) C'est normal qu'il a six doigts ? ;-)
    Sérieusement, j'apprécie la forme (et les illustrations) et surtout le fond. Tu exposes un problème qui semble en effet généralisé, et un mépris des auteurs proprement scandaleux. Et tu l'exposes clairement, avec des arguments solides.
    Bravo. J'espère que tu auras gain de cause.

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  14. Bonjour Muriel,

    Je vous propose de vous rapprocher du SIPMCS qui pourrait défendre vos droits. Dans le contexte social actuel les travailleur-euse-s ont plus que jamais besoin d'être solidaires entre eux.

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  15. Tout a fait d'accord, mais un peu sexiste le cliché du plombier sexy par contre.

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  16. C'est dommage, dans l'ensemble c'est pas mal mais subitement à la fin vous tombez dans le travers habituel comme quoi c'est la faute aux gens parce qu'ils ont pris l'habitude de la gratuité.

    Donc là je ne comprends plus. Votre éditeur dont vous vous gardez bien de donner le nom est celui qui vous entube. Un cahier de texte n'est pas le genre de produits que les gens qui ont l'habitude d'avoir tout gratuit à cause d'internet peuvent se fournir gratuitement. Donc... C'est quoi le rapport ?

    C'est éreintant cette manie de rendre responsable le client pour une politique d'entubage/enfumage perpétrée par ceux qui vous emploient, en l'occurence les maisons d'édition. C'est elle qui vous la met jusqu'au coude.

    Alors arrêtez, vous et les autres révoltés/auteurs/graphistes/bdéistes de venir nous culpabiliser nous les clients/lecteurs/mélomanes.

    Quelle marge de manoeuvre avons-nous ? Achetez plus de produits culturels qui vont aller engraisser l'éditeur et les actionnaires tout en vous laissant voous dans la même merde ? Vous vous plaignez de votre pouvoir d'achat en berne, c'est pareil pour tous le monde. L'offre augmente de façon exponentielle, les revenus non.

    Je vous suggère à vous auteurs/artistes/graphistes/créatifs en voie d'ubérisation avancée de vous mettre en coopératives et de contrebalancer le pouvoir des donneurs d'ordres.

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    1. Bonjour. Permettez moi mais je ne suis pas d'accord avec vous. Le revenus de certains métiers est directement impacté par notre consommation. On tire leurs revenus à la baisse : puisque l'on a du contenu constamment gratuit (vidéos, musiques, informations etc.) pourquoi dépenserons-nous pour un autre contenu du même type (en bien meilleur qualité) mais payant? Du coup les boites suivent : plus personne n'achètent de journaux écrits donc avec quoi payeront-ils les journalistes? Puisque personne n'achètent un cahierx avec des dessins, car ils trouvent des bd en ligne, qui les payera? Après je ne parle pas du tout de ce cas précis, mais la remarque de la dame me paraissait pertinente. Je sais c'est devenu super compliqué : je paye un abonnement netflix, spotify, pour des vidéastes que j'apprécie... Avec internet tout le monde veut être artiste (sur youtube ou par des sites) et ils font logiquement reposer leurs salaires sur leurs clients. Après,comme j'en profite : je paye. Mais ce n'est vraiment pas simple...

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  17. Bonjour!
    Merci d'avoir partagée cette lettre drôle, belle et engagée.
    Je me permets juste de vous poser une question : si c'est une reprise de vos dessins, cela signifie que vous touchez déjà des droits d'auteurs dessus non ? Et aussi dans ce cas : pourquoi avez-vous passez 3 jours supplémentaires à travailler ? Il étaient déjà dessinés non ?

    Bien amicalement !

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    1. Bonjour et merci pour ce message. Oui, les dessins sont "déjà dessinés" mais l'éditeur dont je parle ici les exploite sans cesse pour d'autres produits. Il me demande parfois de travailler à leur adaptation (pas toujours) et si c'est le cas, je touche un "petit" fixe pour ce travail. Mais le problème que je soulève ici c'est celui des droits d'auteur. L'éditeur décide seul de leur montant, ne négocie pas avec les illustrateurs et ne les informe pas sur combien ils sont à se partager le "gâteau" de 2%. En plus, dans le cas présent, le produit est en vente depuis des mois (ce que j'ignorais) alors que je n'ai eu connaissance de mes droits d'auteur que très récemment

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  18. J'ai découvert ton blog il y a quelques mois (grâce Mr Mondialisation je crois) et je voulais simplement te dire que j'aime beaucoup ta manière d'aborder et d'illustrer certaines problématiques et grandes questions de notre société.
    J'espère que 2017 t'amènera des opportunités de contrats justes et équitables. Bon courage en tous cas !

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  19. C'est bien, mais quel est le nom de §&%?#! d'éditeur ?

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  20. Si le contrat n'est pas signé, en principe (mais je me trompe certainement), l'éditeur n'a pas la jouissance des dessins... donc s'il publie son agenda, il est en tort, juridiquement je veux dire,... donc le bonus est vraisemblablement une négo sur l'opportunité du dépôt d'une plainte en dommages et intérêts... (j'ai une négo parce qu'il mettra certainement en balance un "blacklistage" au motif que si vous travaillez avec elle, vous irez au tribunal... donc c'est une menace à faire peser sérieusement tout en visant une issue amiable). Ca lui coûterait combien d'être obligé de reprendre les agendas qu'il a déjà distribués ? C'est la fourchette haute de l'objectif ;-) !!

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  21. Et quand bien même vous toucheriez des droits d'auteurs pour les dessins vous devriez les touchez à chaque exploitation... de plus vous devriez être au minimum au courant de leur exploitation et de succroit ne pas apprendre au détour d'un je ne sais quoi votre rénumeration. Bien sûr invoquer l'urgence etc est si facile...
    J'en profite pour vous signaler à la deuxième vignette des accords qui ne devraient pas être : tu m'as demandé et tu m'as expliqué ne prennent pas de "e" et il manque une apostrophe à la suite.
    Bon courage.
    Bien à vous .
    Sophie

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  22. Merci, chère Muriel Douru, pour ce témoignage très bien fait, délicieusement "punch-line", et surtout précieusement instructif.
    Très cordialement,
    un modeste dessinateur qui se pose de sérieuses questions quant à l'avenir...

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