mercredi 27 avril 2016

Je t'aime mais je te quitte














12 commentaires:

  1. Super post Muriel et très vrai! Bravo
    Sans indiscrétion tu as décidé de partir vivre de quel coté?

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  2. Cet article est magnifique, je te découvre grâce à mon amie FLora qui part vivre au Canada et qui a partagé ton article pour exprimer son ressenti de quitter Paris.
    Belle vie à toi !

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  3. Bonjour, très touchée par cet adieu fait à Paris. C'est possible de savoir où vous allez vous installer?

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  4. Ca fait plus de 40 ans que je suis partie.
    A cette époque, mon Paris était bien plus vivable que maintenant.

    De loin, je remarque les ciels gris (là ou je suis le ciel est plus souvent bleu, même s'il ne fait pas toujours chaud). Ici je vis dans une carte postale en couleur. Quand je visite Paris j'ai l'impression d'exister dans un film an noir et blanc.
    Ici, le ciel est constamment visible (la grande majorité des maisons n'ont que 3 étages...).
    Ici il y a plein d'arbres et des dizaines de parcs pour les enfants.
    Les gens conduisent moins agressivement et nettoient après leur chiens dans la rue.

    MAIS, quand on est née à Paris, on vit avec la nostalgie de ce qu'elle est pour toujours...
    Et ici, ce n'est pas le Paradis, il y a des problèmes différents.

    Ou suis-je ? A Cambridge, près de Boston, dans le Massachusetts.

    Bon "renouveau", Muriel et merci pour cette lettre fort touchante.

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  5. Bonjour,

    j’ai habité 15 ans à Paris avec une histoire similaire à la votre. Aspirant à une vie plus posée, ma famille et moi sommes partis à Nantes. Où nous sommes restés 2 ans avant de… revenir à Paris. Où nous habitons désormais dans un coin du 13e résidentiel et tranquille, contents de notre choix.

    Je me permets de réagir ici car j’ai l’impression qu’il existe un mythe du “retour à la vie simple” qui peut être trompeur. De plus, au risque de provoquer des réactions, si Paris est parfois décrite comme une ville dure, j’ai trouvé, dans ma petite expérience bien entendue, que Nantes était une ville molle (ne pas se fier à la très bonne équipe de communication de la mairie qui s’offre des doubles pages l’été dans le Monde pour louer leur ville). Rapports humains peu dynamiques, tissus relationnel, culturel, professionnel rigidifié depuis des années, peu tolérant à la remise en cause, rôle social de chacun figé depuis longtemps. Paris peut être exigeante et fatiguant mais le moment passé avec l’autre est précieux, prend une valeur.

    J’ai vu des parisiens arrivés et se plaire à Nantes. J’ai aussi vu d’autres, comme nous, incapables d’y trouver une place et impatient d’en quitter la tiédeur.

    Cordialement,

    André

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    1. Bonjour André et merci pour ce message.

      J'ai bien conscience qu'il y a le risque d'être déçu(e) et ce que je voulais justement exprimer dans ce post c'est que Paris- quand on l'a aimée- met la barre haute pour la suite surtout, j'ai l'impression, en ce qui concerne la vie culturelle et nocturne.

      Mais en ce qui concerne le mythe "de la vie simple" c'est l'envie très forte d'avoir un vrai jardin de centre ville et l'accès (facilité) à la mer et à la nature car je suis fatiguée de ne vivre que dans un univers ultra-bétonné et ultra-commercial.

      Peut-être que je reviendrai à Paris, peut-être que j'irai davantage encore vers la nature. L'avenir est ouvert mais ce qui importe c'est de s'écouter à un moment donné, quand on ne supporte plus son environnement, et d'agir en fonction.

      Bien à vous,

      Muriel

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  6. Nantes est également notre ville de prédilection, donc si on y arrive un jour, on pourra se revoir dans ces terres accueillantes (de quarantenaires ^^). ;))

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  7. Quelle jolie lettre de rupture .....j'ai adoré ! Je vous souhaite tout le bonheur du monde. Ailleurs .

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  8. Wahou... c'est magnifique, très bien écrit, et vraiment émouvant :)

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  9. Les ruptures laissent toujours une certaine nostalgie des bons moments . J'ai pris l'option Toulouse et nous sommes encore en période d'essai. Moins de commerces de proximité , moins d'exposition, mais si j'ai vu dix pour cent des expositions disponibles en plus de 40 ans de vie à Paris c'est bien un maximum !
    A toulouse intra muros je prends mon velo c'est un peu rock'n roll mais il faut surtout faire attention aux piétons . Rien à voir avec les couloirs de bus du boulevard Sebastopol ! Le périph je connais j'avais même passé mon permis moto tellement j'en avais ras le bol de la cirulation ceci étant dit j'ai écouté France Culture dans les embouteillages tous les matins et soir ça a complété mon éductaion.
    Toulouse est une ville ou il y a un bon brassage de population j'ai pris soin de changer mon 75 en 31 hi hi ..
    j'aimais bien mon petit coin de Secrétan

    Merci pour ce joli message

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  10. Tu exprimes parfaitement ce que je ressens. J'adore la manière dont tu t'exprimes pour dire à Paris que tu la quittes, sans patos, presque sans mélancolie, avec franchise et délicatesse tout à la fois. J'aimerais que tu me plaques, juste pour que tu m'écrives une si belle lettre. Bravo c'est très réussi, et sois la très bienvenue à Nantes où j'ai décidé de retourner vivre...

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